Les ardoisières de Misengrain
Cette ardoisière était placée, comme l'atteste les bulles de 1141 et 1184, dans un ancien domaine, propriété de l'Abbaye de Nyoiseau. Elle possédait d'ailleurs l'ardoisière, dès le début de sa fondation. Une ardoisière y a été entreprise sur huit hectares de terrain ardoisier, à l'extrémité du filon qui traverse l'Anjou du sud au nord.
Le puit 7 de Misengrain
L'exploitation se faisait alors à fleur de terre par des ouvriers isolés qui « bêchaient » l'ardoise.
En 1833 seulement, une société se forma qui occupa bientôt cent perrayeux. Mais, à bout de ressources, elle dut se dissoudre en 1860. Une compagnie anglaise la reprit en 1865. Séparée par un aqueduc dans le ravin où passe le ruisseau, une partie était réservée aux constructions et ateliers divers et, sur la colline voisine, travaillaient les fendeurs au nombre de cent cinquante en 1870.
L'exploitation a été mise en vente en 1871 et reprise en 1875. Elle était alors en pleine activité et mesurait 180 pieds de profondeur sur 150 m de long et 50 m de large. Cent quatre vingt ouvriers y travaillaient. Mais, dans l'ouragan des 10 et 11 novembre, les deux ruisseaux riverains envahirent l'ardoisière à travers les
Des mineurs dans les galeries des ardoisières de Bel-Air
crevasses du rocher et confondirent les blocs de pierre, de terre et les machines écroulées.
Il fut alors question de rouvrir un nouveau fond mais en creusant des puits. La société "Ardoisières de l'Anjou" fut alors chargée des travaux. Elle continua l'exploitation grâce à de longues galeries jusqu'au 30 juin 1986, date du dépôt de bilan de la société.
La société "Ardoisières de l'Anjou", grâce au travail de quatre cent, six cent et, même certaines années, huit cent ouvriers, habitant la commune ou les environs, représentait l'activité économique la plus importante de Noyant-La-Gravoyère.
Elle fut rachetée par les "Ardoisières d'Angers" et remise en service en 1987. Elle devait fermée définitivement douze ans plus tard.